Les blanchisseurs

Au XXe siècle, Craponne devient la capitale de la blanchisserie dans la région lyonnaise. Les blanchisseurs ont fait vivre la commune pendant près de 150 ans.

Où voir ce passé

Les plates
La Platte du Martoret et la Platte des Troignes, au bord de l’Yzeron ; une plate conservée dans le jardin de l’Espace culturel Eole.
Le musée voisin
La Maison du Blanchisseur-Musée, 21 route des Pierres Blanches, 69290 Grézieu-la-Varenne : mercredi, samedi et dimanche, de 14 h à 18 h.
L’exposition
« Mémoire de corps, mémoire de gestes », de Garance Alves, jusqu’au 31 janvier 2027.
La platte du Martoret : un lavoir couvert en pierre, au toit de tuiles, en sous-bois

Photo : site du Vallon de l’Yzeron (vallondelyzeron.fr)

La Platte du Martoret, lavoir couvert au bord de l’Yzeron.

La blanchisserie en chiffres

700 personnes vivent du blanchissage en 1861, dans 165 ateliers.

256 ateliers de blanchisseurs au début du XXe siècle, pour 2 000 habitants.

Pourquoi à Craponne ?

Dès le XVIIIe siècle, les médecins lyonnais recommandent Craponne pour la santé des nourrissons, en raison de son air salubre ; de nombreux enfants lyonnais y sont laissés en nourrice.

La commune étant traversée par le Ratier et l’Yzeron, l’eau est très proche de la surface, ce qui permet de creuser de nombreux puits.

Les agriculteurs se tournent peu à peu vers le blanchissage : ils ont des clients tout trouvés, les familles des enfants en garde.

Les plates

Une plate est une petite construction couverte d’un toit, qui abrite un lavoir et une petite chaudière pour obtenir l’eau chaude : on y lavait le linge.

Carte postale ancienne « Le Blanchissage au Pont Chabrol » : des lavoirs au bord de l’eau

Photo : archives du GREHC

« Le Blanchissage au Pont Chabrol », carte postale ancienne.

Une plate restaurée se voit sur le parcours piétonnier de l’Yzeron ; une autre a été gardée dans le jardin de l’Espace culturel Eole, en souvenir de l’activité de blanchisserie.

Un métier, des métiers

D’activité artisanale, la blanchisserie finit industrielle. Le tonnelier fabrique des gerles (grande cuve en bois), le charron construit les voitures de blanchissage. À Craponne, les établissements Gladel fabriquent des machines à laver de 1902 à 1991.

Page du catalogue Joseph Gladel de 1932 : essoreuses à friction et essoreuses toupies
Essoreuses, catalogue Joseph Gladel, 1932
Page du même catalogue : machines à laver
Machines à laver, même catalogue

Documents : archives du GREHC (Groupe de Recherche et d’Étude de l’Histoire de Craponne)

Au bord de l’Yzeron, Lison, la blanchisseuse, est l’une des quatre silhouettes des métiers d’autrefois posées en 2010, de la Plate du Martoret au Grand Moulin.

La balade des silhouettes

Sur le blason

Le blason de Craponne porte les trois batillons, symbole de la blanchisserie à Craponne.

Le bleu de ce site

Le bleu d’azurage tient son nom de l’azurage, le bleu ajouté au rinçage pour blanchir le linge.

La fin des blanchisseries

  1. 150 ateliers en 1946
  2. 47 en 1966
  3. 9 en 1990
  4. 3 en 1997

Le nombre d’ateliers décline à cause de la modernisation des machines, de l’implantation des pressings, d’un linge moins délicat et des machines individuelles.

Le musée

Créé en 1992 par le GREHC dans une ancienne blanchisserie de la rue Bergeron, le Musée de la Blanchisserie s’installe en avril 2004 dans l’ancienne usine Gladel. En 2021, il fusionne avec la Maison du Blanchisseur de Grézieu-la-Varenne : c’est aujourd’hui la Maison du Blanchisseur-Musée.

La Maison du Blanchisseur-Musée et son jardin, à Grézieu-la-Varenne

© Musées des Vallons du Lyonnais

Adresse
21 route des Pierres Blanches, 69290 Grézieu-la-Varenne
Ouverture
Mercredi, samedi et dimanche, de 14 h à 18 h
Le musée sur le site de la Ville (site externe)